7 – De la relation au monde

Le 30 avril 2016, je suis montée dans l’avion avec des images en tête. Je voyais un motif régulier. Industriel. Parfaitement maîtrisé. Je voyais quelque chose d’infini, aussi. De hauts étages, la lumière des néons, la foule compacte et écrasante, qui ne laisse aucune place à l’individu. En descendant de l’avion, j’ai vu le smog. J’ai vu la hauteur. J’ai vu les immeubles à peine construits et déjà vides. J’ai vu la foule.

Et puis j’ai regardé : la chaleur et ses odeurs, les regards bienveillants, les traditions et les nouvelles technologies, les vendeurs ambulants et les plats fumants, les couleurs et les contrastes.  Et ce n’est qu’en arpentant ce couloir de métro que j’ai réalisé à quel point j’avais oublié tout ce avec quoi j’étais venue.

Aujourd’hui, ces images me rappellent que la limite entre le fantasme et la réalité est ténue. Ce que l’on s’attend à voir, ce que l’on veut bien regarder, ce que l’autre nous montre et ce qu’on en retient… tout cela se mélange. Ne reste que la sensation que ces images m’ont appris quelque chose de ma relation au grand Monde.

Pékin – Mai 2016 © Marielle Rossignol
Pékin – Mai 2016 © Marielle Rossignol

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