8 – Ta vie en main tu prendras…

J’ai toujours eu une étrange fascination pour les gares. Elles provoquent chez moi un mélange d’attirance et de rejet physique. Le même effet qu’a ce train qui, passant à toute vitesse, aspire l’air et mon corps avec, me donnant l’impression que je vais tomber et le suivre.

Et puis il y a ce vieux rêve récurrent : je dois le prendre, ce train. C’est important. Mais je n’arrive pas à boucler mon sac. Le temps défile. Je dois choisir : partir sans mon sac ou rester. La plupart du temps, je reste.

Dans les gares, il y a un avant et un après. Des étapes. Une voie. Plusieurs voies, en réalité. Et c’est bien de ça qu’il s’agit : peu importe la voie qu’on choisit, elle écrit un chapitre dans l’histoire de notre vie.

Gare de Pékin – Mai 2016 © Marielle Rossignol

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