croniques mongoles

2 – Le soleil ne se couche jamais

La nuit tombée efface le monde. Plus rien n’existe que l’intérieur de ce train, ses longs couloirs et ses moquettes, son samovar et sa poussière. Du dehors, nous ne percevons plus que le bruit de notre longue carcasse qui se traine sur les rails.

Alors on profite de cette page noire pour créer. Et dans la grande histoire, c’est une autre histoire qui se dessine. Celle de David et de son voyage. Mais pas le David d’aujourd’hui. Ni celui d’hier. D’ailleurs, ce n’est pas de sa bouche qu’elle sort, cette histoire. Il l’a déjà confiée à ses mains.

Dans quelques heures, nous passerons la frontière mongole, et le soleil se lèvera. En attendant, dans l’air confiné de notre cabine, avec David, son enregistreur et son crayon, nous sommes déjà passés au-delà de quelque chose.

Coucher de soleil depuis le train transmongolien - Voyage en Mongolie - Photographie : Marielle Rossignol, Montpellier
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