croniques mongoles

9 – Bilgun

Bilgun, 16 ans, habite à Dalanzadgad. Elle parle déjà très bien anglais. Et pour cause, ses parents travaillent
dans le tourisme. Et puis c’est une capitale, Dalanzadgad, avec ses 17000 habitants,
son architecture anarchique et son orthographe incontrôlable.


Elle, elle voudrait devenir avocate.


Bilgun est une de ces heureuses rencontres auxquelles on ne s’attend pas.
Une de ces rencontres qu’on embarque, toute une journée, sans aucune heure de retour.
Nous, par curiosité, elle pour s’exercer.

Tout le monde s’y retrouve.


Bilgun semble porter dans ses veines tous les paradoxes de la Mongolie.
Citadine ultraconnectée, elle manie Facebook, lit Le Journal d’Anne Franck, regarde Harry Potter.
Fidèle aux traditions de son peuple, elle bénit les éléments et tourne autour des cairns.
En phase avec sa génération, elle participe aux campagnes de sensibilisation à l’écologie organisées
par con école. En phase avec son environnement, elle devient rêveuse devant la pluie si rare,
comme nous devant la neige.


Elle m’a touchée, Bilgun. Furtive et fragile, exotique et si proche à la fois, en deux clics
elle est devenue mon lien avec la Mongolie magique.


баярлалаа, Билгун.


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