croniques mongoles

13 – Le meilleur chemin, c’est toujours tout droit

« Le meilleur chemin, c’est toujours tout droit. »

Un proverbe par jour, c’est le nombre minimum de conneries qu’on peut sortir quand on est entre amis au bout du monde.
« Le meilleur chemin, c’est toujours tout droit ». On n’imaginait pas, en partant d’Ulan Bator, à quel point nous étions loin de la vérité. Ici, l’endroit où on va est toujours au bout de notre doigt. Ou de celui du nomade rencontré au milieu de nulle part qui nous fait comprendre, gestes à l’appui, qu’il faut tourner à droite après la rivière, puis contourner la montagne. Tout en passant à gauche des caïrns. On passe toujours à gauche des Caïrns.

Mais en réalité, la route est complexe. Tortueuse. Dunes de sable, bourbières, canyons, marécages… Aller tout droit ne fait pas partie des privilèges accordés à trois touristes en 4×4.


« Au milieu de rien, tout se ressemble. »

Jour 2. Nous sommes encore à côté de la plaque. Ici, chaque caillou, chaque goutte d’eau, chaque brin d’herbe offre une impression unique. Tous les jours, elle nous joue des tours. Plus ou moins drôles, mais toujours nouveaux…


« 60km ? Dans 2h, on sera de l’autre côté. »

7h. Pas moins. C’est ce que nous a coûté ce col du centre de la Mongolie qui nous a fait comprendre comme jamais à quel point les distances ne sont pas les mêmes, ici. 7h. 60km. Et quatre roues qui glissent, inexorablement, vers le creux de la vallée et un lit de rivière qui peut s’autoriser n’importe quel caprice. Après ce col, ce n’était plus pareil. Après le suivant non plus d’ailleurs. Comme si chaque montagne franchie l’était aussi au plus profond de chacun de nous.


« Tant que les pistes tu suivras, sur le bon chemin tu seras. »

À cet instant, il a fallu se rendre à l’évidence. Toutes les rivières mènent au but.  Ces cailloux et ces flots seront notre guide. Nous en avons imaginé, des obstacles, depuis nos petites habitudes, mais tracer notre route dans un lit de rivière ? Jamais.

Après ça, tout devient plus facile. Les traversées, si prévisibles. Les pistes tracées dans la terre sèche, des autoroutes.. Chaque jour, la Mongolie magique nous plonge dans une nouvelle difficulté. De nouvelles surprises. D’intenses shoots d’adrénaline dont nous ressentirons les effets longtemps. Cette même adrénaline qui fait que demain, nous repartirons. Avec nos tripes. Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, nous avancerons. Quoi qu’il arrive.


Sur la route d'Arvaikheer - OvorkhanghaiSur la route de Bat Ulzii - Ovorkhanghai - Voyage en Mongolie - Photographie : Marielle Rossignol, Montpellier

Sur la route d’Arvaïkheer – Ovörkhangai – Mongolie

Sur la route d'Arvaikheer - OvorkhanghaiSur la route de Bat Ulzii - Ovorkhanghai - Voyage en Mongolie - Photographie : Marielle Rossignol, Montpellier

Sur la route d’Arvaïkheer – Ovörkhangai – Mongolie

Sur la route de Bat Ulzii - OvorkhanghaiSur la route de Bat Ulzii - Ovorkhanghai - Voyage en Mongolie - Photographie : Marielle Rossignol, Montpellier

Sur la route de Bat Ulzii – Ovörkhanghai – Mongolie

Sur la route de Bat Ulzii - OvorkhanghaiSur la route de Bat Ulzii - Ovorkhanghai - Voyage en Mongolie - Photographie : Marielle Rossignol, Montpellier

Sur la route de Bat Ulzii – Ovörkhanghai – Mongolie

Moto de nomage - Sur la route de Bat Ulzii - OvorkhanghaiSur la route de Bat Ulzii - Ovorkhanghai - Voyage en Mongolie - Photographie : Marielle Rossignol, Montpellier

Sur la route de Bat Ulzii – Ovörkhanghai – Mongolie

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