1 – À propos du temps

Voyager dans le K3, ce n’est pas seulement faire l’expérience d’un train mythique. Voyager dans le K3, c’est jouer avec le temps. 7 fuseaux horaires différents jalonnent l’intégralité de ses lignes. Forcément, le premier réflexe est de s’accrocher aux minutes, aux heures, à la liste des gares. Et puis on réalise qu’il reste 30 heures de trajet. Et que le wagon restaurant est à l’heure de Moscou. Nous, nous sommes à celle de Pékin, qui n’a pas d’heure d’été. Contrairement à la Mongolie que l’on traverse.

Et puis à quoi bon ? On accepte de lâcher. De se laisser porter au seul rythme du corps, avec pour unique repère ce coucher de soleil, flamboyant, sur les steppes de la Mongolie intérieure.

Et puis ce wagon, il devient familier après tout. Comme un cocon nomade, il traverse des gares vides, sans nom, perdues au coeur de l’immensité glacée du désert de Gobi.

30 heures…

C’est fou comme ça passe vite…

C’est fou comme il est confortable de désapprendre le temps…

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